Les vêtements que l’on porte et les objets que l’on touche pour travailler, prier, dormir, séduire, mourir, soigner, voyager, combattre.

Nos vêtements reflètent notre état d’esprit, ils peuvent nous protéger lorsqu’on travaille, nous mettre en valeur comme nous cacher que ce soit une envie ou une obligation. Le philosophe Patrice Hugues explique que pour lui tout tissu a un langage et est présent au dehors comme agent de la fête et de la parure. C’est aussi un moyen d’expression collective, mutuelle, gestuelle et symbolique douée d’une rare force communicative.

Notre façon de nous habiller parle de nous, de notre histoire, de nos désirs conscients ou inconscients. Nos vêtements portent aussi la trace de nos sentiments. Parce qu’il est à la frontière de l’intime et du monde social. Il est cette chose qui fait encore partie de nous ne serait-ce que parce qu’on le choisit et l’habite mais qui, en même temps, appartient déjà à l’extérieur. C’est cette position d’interface entre le monde et soi qui rend le rapport au vêtement si fertile. L’habit est destiné à porter un message à soi et aux autres.


Pendant deux ans, la photographe et designer Paula Zuccotti a photographié toutes les choses qu’une personne touche en une journée «Je voulais comprendre ce que nos interactions quotidiennes avec les objets disent de nous et leur rôle comme narrateurs de personnalité, de préférences et d’émotions», explique la photographe. Chaque participant devait noter chaque chose touchée dans la journée. La photographe a ensuite installé tous les objets sur une toile par ordre chronologique d’utilisation avant de prendre une photo à 3 ou 4 mètres de hauteur.

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«De nombreuses choses que l’on sait des civilisations du passé proviennent d’informations que l’on obtient grâce à leurs objets. Leur biens, les outils, les ustensiles, leurs vêtements, leurs manuscrits et leur art nous ont appris le type de travail que ces gens faisaient, ce qu’ils chassaient, comment il s’exprimaient, etc. Nos objets feront-ils pareil?»

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«J’ai photographié 62 personnes dans douze villes. J’ai choisi qui photographier en fonction de mes connaissances dont j’admire le goûts, le travail. J’étais intriguée de voir ce que leurs objets me diraient sur eux. J’ai aussi cherché des personnes qui occupaient des professions qui m’intéressaient: une geisha, un cowboy, un dresseur de lion».

Le photographe américain Jason Travis s’est lancé dans sa série « Persona » où des inconnus de tous horizons vident leurs poches et leurs sacs sous l’oeil de l’artiste et de son objectif.

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« L’idée est dans le nom, “Persona”, parce que j’ai voulu montrer notre façon d’utiliser nos possessions pour nous définir, pour créer nos « personas ». Je pense que beaucoup de personnes peuvent s’identifier à la série « Persona » sur plusieurs niveaux. Quelqu’un regarde l’une des photos et il pense “Oh, regarde ce qu’il transporte ! Je me demande ce qu’il y a dans mes propres poches ?” » explique Jason Travis.

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