La grande influence du vêtement japonais dans les années 20 et 80

Les voyages de transaction commerciale du monde orientale avec les mondes occidentaux ont influencé la mode française. Les motifs japonnais vont être adaptés aux motifs européens. Le fondateur de la haute couture, Charles-Frederic Worth (1825-1895) s’inspire déjà des motifs brodés de l’art japonais.

C’est dans les années 20, que l’influence japonaise prend son essors, notamment grâce aux deux figures emblématiques de la création de la mode française : Paul Poiret (1879-1954) et Madeleine Vionnet (1876-1975).

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Paul Poiret

Paul Poiret, est l’un des premiers à s’être intéressé non seulement aux motifs orientaux mais surtout à la structure du kimono monté avec une seule pièce de tissu. Le kimono est une longue robe qui ne colle pas à la peau ouverte sur le devant, composé de deux pans qui se croisent. Une ceinture du nom de obi porté à la taille pour les femmes et plus bas pour les hommes. Cependant, dans les années 20, on ne dévoile pas la nuque et le col est en fourrure.

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Ainsi Madeleine Vionnet, coupera dans le biais des pièces plus flottantes et a beaucoup joué avec des plis piqués en forme de vagues, motif emprunté à l’iconographie japonaise le tout dans un crêpe de soie.

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Madeleine Vionnet

Les années 1920 voient l’aboutissement de l’influence japonaise.

Avec l’effondrement des relations entre le Japon et une partie du monde occidental, l’effet de mode s’estompa dans les années 30. Ainsi, il faudra attendre les années 70 pour un renouveau incarnés par Yohji Yamamoto, Rei Kawakubo, Issey Miyake, Kenzo Takada, ils insufflent un vent novateur et révolutionnaire, puisé de leur héritage culturel ainsi que leur vision d’une mode anti-fashion. Choquante au début des années 70, symbole de faste bling bling, sex appeal… l’anti-fashion vient de la crise économique, première guerre du golf, ravage du sida… La mode se met au diapason de l’époque : sombre, désespérée, parfois violente. Elle fait table rase de la vision glamour qui triomphe jusqu’à lors bouscule le vêtement à coup de déconstruction.

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Comme des Garçons – Rei Kawakubo

Ces pionniers entraînent dans leur sillage un grand nombre de jeunes talents affirmant la place grandissante du Japon dans l’univers de la mode. Cette nouvelle génération fait ses premières armes chez ces grands prédécesseurs. Aussi, des créateurs occidentaux tel que Jean Paul Gaultier ou Karl Lagerfel s’inspirent ouvertement du japon dans leurs collections et y intègrent leur propre vision.

En 1983, Daniel Tribouillard, le propriétaire de la maison Léonard, a été choisi par le gouvernement nippon pour créer une collection entière de kimonos pour redorer l’image de cet élément du patrimoine national auprès des jeunes Japonaises. Enfin, la mode japonaise s’essouffle dans les années 2000.

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